Je souhaite remercier les lycéens, et Mademoiselle Fataki, d’avoir accepté de témoigner et d’avoir préparé avec autant d’attention leurs différentes interventions.
J’ai été frappée par le pessimisme des premiers lycéens mais, connaissant leur milieu de vie, je trouve cela somme toute assez normal : lorsque la vie est plus difficile, l’on perçoit son avenir de façon un peu plus noire.
J’ai été très contente de les entendre, pour plusieurs d’entre eux, nous parler de l’école. « On y apprend à réfléchir », a dit l’une d’entre elles, « Elle doit permettre aux élèves de découvrir le monde du travail en faisant davantage de stages ». C’est aussi ce que nous avons recommandé dans un rapport du CESE sur les inégalités à l’école. L’avant-dernière intervenante a déclaré que « l’école d’aujourd’hui est tout sauf ce qu’il faut pour notre société », qu’elle ne voulait plus des concours qui mènent à l’élimination et qu’elle souhaitait au contraire une école de la coopération. Je ne peux que la rejoindre, puisque c’est ce à quoi ATD Quart Monde et des organisations syndicales, des mouvements pédagogiques et fédérations de parents d’élèves ont l’ambition de croire : l’école de demain, l’école de la réussite de tous sera une école de la coopération !
Vous avez dit, Mademoiselle Fataki, que vous aviez la fougue de la jeunesse. J’ai trente ans de plus que vous, mais j’ai toujours la même fougue et je crois toujours que notre société peut changer. Mon grand espoir est que l’on arrive à éradiquer la misère. Il faut que notre société, les hommes politiques, et nous tous, ensemble, nous ayons l’ambition d’éradiquer la misère !