Grand merci Cher Claude Nidergang de nous ouvrir à ce temps de commémoration de la journée mondiale du refus de la misère ; vous nous donnez ainsi la bonne direction pour notre rassemblement ici ce soir.
Mesdames, Messieurs, Chers amis,
Merci à vous d’être ici présent et merci à vous qui nous regardez grâce à la retransmission en direct.
1987 – 2022 35ème journée mondiale du refus de la misère, voilà 35 ans que des femmes, des hommes et des enfants se rassemblent ici en ce parvis des Droits de l’homme et des libertés au Trocadéro ; mais également dans de très nombreux pays dans le monde. Nous sommes ici pour honorer et donner la parole à toutes les personnes qui vivent dans des conditions indignes et qui subissent au quotidien l’humiliation de vivre dans la grande pauvreté.
35ans qu’avec les plus pauvres, et avec nos partenaires toujours plus nombreux que je veux remercier ici pour leur fidélité, nous rappelons sans relâche que la misère est une violation des droits humains mais qu’elle n’est pas une fatalité si la société s’engage aux côtés des personnes les plus exclues.
Nous sommes ici pour dire haut et fort, tous ensemble, combien refuser la misère c’est refuser l’inacceptable.
Nous n’accepterons jamais que plus de 9 millions de personnes dans notre pays vivent sous le seuil de pauvreté. Et que plus de 4 millions d’entre elles vivent à la rue ou dans des conditions totalement indignes.
Nous n’accepterons jamais que les plus pauvres soient montrés du doigt, rejetés, tenus pour responsables de leur situation et de tous les maux de notre société. Certains voudraient même obliger les personnes qui se battent au quotidien pour survivre courageusement avec un RSA, à faire des travaux d’intérêt général pour obtenir cette maigre allocation.
Nous n’accepterons jamais que plus de 3 millions d’enfants voient leur scolarité abîmée par une vie dans la grande précarité.
Nous refusons que des enfants, des adultes soient jetés à la rue sans logement.
Nous refusons que plus d’un million et demi de jeunes soient oubliés, sans formation, sans logement et sans avenir dans notre pays.
Chers amis cette année nous affichons la dignité en action !
Alors osons le dire et le faire, chacune et chacun d’entre nous peut agir pour que les plus pauvres puissent exercer leurs droits et leur dignité comme tout un chacun. Toute mesure qui est pensée avec les plus pauvres, n’oubliera personne, permettra d’avancer dans le bon sens et profitera à tous et toutes.
La dignité en action ce n’est pas un slogan c’est une invitation à agir dans nos quartiers, dans nos entreprises, dans les écoles, dans nos maisons de quartiers, partout où nous sommes. Une invitation à Agir ensemble avec les personnes qui ont l’expérience de la grande pauvreté, et montrer ensemble qu’une autre société est possible.
Nous pouvons gagner le combat contre l’extrême pauvreté et l’exclusion à l’échelle d’une génération, comme s’y était engagé notre pays par la voix du président de la république en septembre 2018 et par l’adhésion aux objectifs de développement durables votés par les Nations Unies.
Mais si nous voulons vraiment gagner ce combat contre la misère, (y compris malgré les crises financières, sanitaires, écologiques, énergétique qui se succèdent), nous devons changer la société, nous devons nous transformer nous-mêmes et transformer les relations de pouvoir, pour que chacun et chacune soit respecté et puisse être acteur de sa vie et de notre démocratie.
Alors avec vous, avec vous tous, Mouvements, syndicats, associations, élus, citoyens, avec nos amis d’Haïti, de Calais, de Paris, de Briançon et d’ailleurs, n’oublions jamais que ceux qui vivent dans la misère sont des acteurs de changement, des acteurs pour la construction du monde, des acteurs trop souvent ignorés.
Chers amis il est temps, il est grand temps de nous unir pour faire respecter l’égale dignité et les droits de Tous et toutes.
Nous ne sommes pas très nombreux ici ce soir car jusqu’à il y a quelques jours nous pensions ne pas avoir accès à la dalle gravée en l’honneur des victimes de la misère et des temps ont été vécus ces derniers jours dans d’autres lieux de l’Ile de France ; mais je veux saluer et remercier ceux qui sont là, les fidèles et parmi eux il y en a quatre que vous me permettrez de saluer plus particulièrement :
Monsieur Thierry Beaudet Président du Conseil économique Social et environnemental qui a accepter de clôturer notre rencontre et Madame Anne Hidalgo Marie de Paris à qui je cède maintenant la parole.